Date { Mercredi 20 janvier 2010 }
Inventaire { La ville + Les anecdotes }
Mots-clés{ }

Aujourd’hui, nous fêtons le centenaire de la Crue de la Seine. Avec toutes ces majuscules, autant vous dire que ça a été une sacrée crue! Elle est entrée dans la légende… On la commémore d’ailleurs, avec une expo à l’hôtel de ville et deux beaux sites: Crue1910 et Inondation1910 (quelle originalité, hein? J’en suis moi-même époustouflée)

Pour la petite histoire, 1909 fut très humide, avec beaucoup de flotte pendant l’été et l’automne (jusqu’à 50% de plus, d’après certaines sources météorologiques). Du coup, les réservoirs et lacs construits en amont de la Seine se remplissent et finissent par déborder. Le 20 janvier 1910, le niveau du fleuve atteint 3,80m dans Paris, ce qui n’est pas une sinécure. Les autorités étaient alors persuadées que la crue ne dépasserait pas les 5m et regardent gentiment la Seine monter.

Mais voilà, dès le lendemain, c’est la merde. Pas de navigation possible, l’eau est bien trop haute et bloque les ponts ; Pas de métro ni de tramway, l’eau s’est infiltrée dans les canalisations sous-terrains et également au dessus. Il faut faire preuve d’imagination: échelles, passerelles, barques, charrettes à bras, chevaux, tout est bon pour circuler!

Et surtout, à cette époque, l’énergie est produite par trois sources: le gaz (pour les lampadaires municipaux et la majorité des habitations), l’air comprimé (pour les horloges municipales, les ascenseurs et certaines industries artisanales), l’électricité (pour les privilégiés qui sont abonnés, le métro et une partie de l’éclairage public). De un: les usines, les stations et les câbles fournissant l’électricité sont noyés et celle-ci est coupée même dans des quartiers non inondés. De deux: l’usine qui produit et distribue l’air comprimé à travers 350 km de canalisations est inondée quai de la Gare dans le 13è arrondissement. Le 21 janvier 1910, les 5 800 horloges publiques de la ville se sont toutes arrêtées, figeant le mouvement de leurs aiguilles à 22h53…

Jusqu’au 15 mars 1910, date de la fin de la décrue, le temps s’est arrêté à Paris.

Plus d’infos? Lisez cet article de Développement Durable!

Date { Samedi 9 janvier 2010 }
Inventaire { La ville }
Mots-clés{ + + + }

Ce bâtiment ne vous dit rien? Il se dresse pourtant à un jet de pierre des Champs Elysées, face au Grand Palais. C’est d’ailleurs en allant visiter l’expo sur Renoir que je l’ai remarqué, un peu caché derrière les arbres, avec son fronton immaculé si ce ne sont les lettres dorées de « Panorama ».
Panorama? C’est un édifice rond, pas bien haut, sans ouverture. Que voulait-on dire par là? On ne peut pas voir grand chose de là dedans!

Aujourd’hui, il accueille le très dynamique Théâtre du Rond-Point, et ce depuis 1981. Avant cela? C’était une patinoire, ou plutôt un « palais des glaces » comme on disait alors en 1894 à son ouverture. Ca avait bien marché au début mais pendant les années 60, y avait plus grand monde qui le fréquentait. Aller danser sur la glace, boire un chocolat chaud à côté avec ses amis en écoutant de la musique, tout ça c’était passé de mode. Alors un jour du début des années 80, on l’a évidée et réarrangée pour en faire le théâtre qu’on connaît.

Et avant cela encore? C’était bien un panorama, et ce dès sa construction en 1838 par Hittorf (qui s’occupait de l’aménagement de toute la zone autour des Champs Elysées, réverbères compris). Il a été détruit en 1856, après l’exposition universelle de 1855 pour créer une allée reliant le Palais de l’Industrie au cours la Reine. Il a alors été reconstruit par Davioud en 1860 un peu plus loin, à l’angle de l’avenue d’Antin.
Donc de 1838 à 1894, c’était un panorama excepté lors de l’exposition universelle mentionnée plus tôt: c’était alors une salle d’exposition où étaient présentés les productions des manufactures de Sèvres et des Gobelins ainsi que les joyaux de la couronne de France. Bref, vous vous en doutez, ce lieu n’était pas un panorama dans le sens où on l’entend aujourd’hui.
Mais ça, on en recausera bientôt! Un indice? Rappelez-vous ces paysages à manivelle et puis aussi les Camera Oscura

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