Vous avez sûrement entendu parler des soeurs Brontë au moins une fois dans votre vie. Peut-être même lu Les Hauts de Hurlevent pour l’école ou pour vous-même…
Mais saviez-vous qu’elles avaient un frère, Branwell?
«Nous avons déjeuné chez Panzer puis nous sommes retournées à la National Portrait Gallery. J’ai vu Jane Austen, Leigh Hunt, Willie Hazlitt et le portrait des Brontë, qui donne le frisson : les trois soeurs , et au beau milieu une tache grise recouvrant le visage de Branwell.
Selon la légende, il se serait peint aux cotés de ses soeurs avant de se faire disparaître dans un accès de haine dirigé contre lui-même. Bien sûr, j’ai été incapable de me concentrer sur les trois femmes, le tableau est dominé par cette tache grise. On ne peut s’empêcher de se demander si Branwell savait qu’il en serait ainsi.»
— Helene Hanff, «La duchesse de Bloomsbury Street»

à la National Portrait Gallery, Londres
Branwell était, semble-t-il, le plus doué des quatre enfants Brontë ayant atteint l’âge adulte. Il était peintre et écrivain ; c’est lui qui a permis à ses soeurs de participer à la création du monde imaginaire de Glass Town à partir duquel l’expérience littéraire commença. Mais il fut également le premier de la fratrie à mourir, de tuberculose, et ses soeurs cadettes le suivirent de près: Emily puis Anne. Charlotte, l’aînée, leur survivra dix ans.
La vie n’était pas douce dans le Yorkshire à cette époque…
Jean-Louis Ernest Meissonier
A propos de Meissonier, un peintre reconnu en son temps pour la finesse de ses oeuvres emplies de détails minuscules, je voulais vous faire partager cette anecdote amusante:
A côté de moi, deux amateurs, la loupe à la main, regardaient une des figurines. L’un d’eux s’écria brusquement: « l’oreille y est tout entière. Regardez donc l’oreille. L’oreille est impayable. » L’autre regarda l’oreille qui, à l’oeil nu, paraissait un peu plus grosse qu’une tête d’épingle, et, quand il eut bien constaté que l’oreille existait dans son intégralité, ce furent des exclamations sans fin d’admiration et d’enthousiasme.
Emile Zola, « Nos peintres au Champ de Mars »
in La Situation du 1er juillet 1867




