Date { Jeudi 4 mars 2010 }
Inventaire { La photo + La ville }
Mots-clés{ + }

Marre qu’on élève aux nues les monuments historiques? Marre qu’on vous parle de la respectabilité des siècles? Marre qu’on vous dise qu’avant on faisait de beaux bâtiments? (même si tout ça est un peu vrai)

Alors peut-être que vous apprécierez Robert Smithson, dont j’avais déjà un peu parlé à propos de sa très déjantée Spiral Jetty… On le connaît plus pour ses oeuvres de Land Art monumentales (car très très grandes), mais c’était aussi un photographe et un théoricien de l’art assez sympa qui te sort pas trop de phrases grandiloquentes et absconses comme certains savent si bien le faire. Mais voilà « que ceux qui s’écoutent ne s’attendent pas à être écoutés »1 ; les autres pourront s’y attendre par contre. Je pense que ce mec rentre justement dans le second lot. (ça tombe bien, hein?)

Lui, il s’amuse à voir les édifices industriels super-moches comme des « monuments », de parfaites allégories du monde moderne. Et ça donne de jolies choses comme cette série de photos, le « Tour des monuments de Passaic », qui documente les édifices de sa ville natale. Ca va du tuyau d’écoulement des égouts à un bac à sable en passant par une drague à succion. Il ne les voit pas comme beaux, loin s’en faut (il n’est pas hypocrite, ni myope), mais comme des « ruines à l’envers ».
Je le laisse vous en dire quelques mots:

Ce panorama zéro paraissait contenir des ruines à l’envers, c’est-à-dire toutes les constructions qui finiraient par y être édifiées. C’est le contraire de la « ruine romantique », parce que les édifices ne tombent pas en ruine après qu’ils aient été construits, mais qu’ils s’élèvent en ruines avant même de l’être.
[...]
Comparé à New York qui donne une impression de grande densité, Passaic paraît plein de « trous » ; en un sens, ces trous sont les lacunes monumentales qui évoquent, sans le vouloir, les traces d’un ensemble de futurs à l’abandon.

Pour ce « Tour des monuments de Passaic », il s’est baladé dans cette ville de banlieue en chantier le samedi 30 septembre 1967, en plein été indien, avec son Instamatic. Il a photographié de ci de là ce qui l’interpellait, mais a aussi raconté en détail cette journée dans un article pour Artforum, un des plus importants journaux d’art américains. Tout y est indiqué: l’adresse des édifices, les panneaux publicitaires, le mode d’emploi de sa pellicule photo, ses réflexions parfois tordues mais toujours poétiques, etc.

Un voyage photographique un peu à la Pérec, quoi… Et c’est pourquoi je ne résiste pas à l’envie de vous donner une autre citation, plus longue, de cet article!

Après cela, je retournai à Passaic, à moins que ce ne fut l’au-delà : d’après ce que j’en connaissais, cette banlieue sans imagination aurait bien pu être une éternité sans grâce, une médiocre copie de la Cité des Immortels. Mais qui suis-je donc pour nourrir de pareilles pensées?
Je marchai à travers un parc à voitures recouvrant l’ancienne voie ferrée qui traversait autrefois le centre de Passaic. Ce parking monumental divisait la ville en deux, comme un miroir et son reflet, le miroir ne cessant d’échanger sa place avec le reflet. On ne savait jamais de quel côté du miroir on pouvait bien être.
Il n’y avait rien d’intéressant, ni même de curieux, et pourtant ce momunent plat renvoyait à une espèce de cliché d’infini. Peut-être que les « secrets de l’univers » sont tout aussi prosaïques, pour ne pas dire lugubres.
Tout cet endroit baignait dans une atmosphère insipide, pleine de carrosseries brillantes: elles succédaient les unes aux autres dans cette nébulosité ensoleillée. Indifférents, les arrières de toutes les voitures renvoyaient les rayons d’un soleil d’après-midi fatigué. Je pris mollement quelques clichés entropiques de ce monument lustré.
Si le futur est « désuet » et « démodé », alors j’avais fait une incursion dans le futur. Je m’étais trouvé sur une planète où était tracée la carte de Passaic, une carte imparfaite, à dire vrai. une carte sidérale marquée de « lignes » de la largeur des rues, et de « carrés » et de « blocs » de la dimension des bâtiments. A tous moments, le sol en carton-pâte aurait pu s’ouvrir sous mes pieds.

Ces « ruines à l’envers » ont été revisitées des années plus tard, en 1991, par un autre artiste, Mitchell Rasor. Et c’est assez marrant de voir ce qui est resté ou non. Par exemple, la rivière de Passaic a été détournée, mais la drague qu’avait photographiée Robert Smithson est toujours là, dans les herbes, sans fonction. Si vous êtes anglophones, le document PDF racontant cette promenade dans les pas d’un autre est par là. (mais si vous êtes très gentils, je pourrais vous en traduire quelques passages)

  1. p’tite phrase citée dans les lettres de Virginia Woolf dont je vous causais l’autre jour []

Date { Lundi 1 mars 2010 }
Inventaire { La nature + La ville }
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C’est ce que vous aurez si vous vagabondez dans certains recoins d’Angleterre. Non pas que les routes soient encore faites de terre et d’ornières, ni même qu’elles fassent l’objet des ardeurs bucoliques de bon nombre d’Anglais, non. C’est même tout autre chose, un geste politique et poétique tout à la fois comme certains savent si bien le faire.

Ces routes parsemées de primevères sont le fait de Pete Dungey, un artiste doux-dingue un peu rebelle. Pourquoi il fait ça, me demanderez-vous (peut-être)? Je le laisserai vous répondre, à sa manière:

If we planted one of those in every hole, it would be like a forest in the road

C’est-à-dire: « Si on en plantait dans chaque trou, ça serait comme une forêt sur la route ». Joli non? Et très politique aussi, comme je le disais: Mister Dungey plante ses fleurs pour dénoncer l’état déplorable des routes anglaises.

Et les Pothole Gardens de Pete Dungey ne sont pas seules ; elles font partie, à leur manière, d’une nouvelle forme de militantisme : le Guerrilla Gardening. Rappelez-vous ce nom, je vous en reparlerai certainement, le printemps approchant…

Vu cette charmante initiative chez Fifi Mandirac
et pas pu résister à l’envie de vous en parler

Date { Mercredi 20 janvier 2010 }
Inventaire { La ville + Les anecdotes }
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Aujourd’hui, nous fêtons le centenaire de la Crue de la Seine. Avec toutes ces majuscules, autant vous dire que ça a été une sacrée crue! Elle est entrée dans la légende… On la commémore d’ailleurs, avec une expo à l’hôtel de ville et deux beaux sites: Crue1910 et Inondation1910 (quelle originalité, hein? J’en suis moi-même époustouflée)

Pour la petite histoire, 1909 fut très humide, avec beaucoup de flotte pendant l’été et l’automne (jusqu’à 50% de plus, d’après certaines sources météorologiques). Du coup, les réservoirs et lacs construits en amont de la Seine se remplissent et finissent par déborder. Le 20 janvier 1910, le niveau du fleuve atteint 3,80m dans Paris, ce qui n’est pas une sinécure. Les autorités étaient alors persuadées que la crue ne dépasserait pas les 5m et regardent gentiment la Seine monter.

Mais voilà, dès le lendemain, c’est la merde. Pas de navigation possible, l’eau est bien trop haute et bloque les ponts ; Pas de métro ni de tramway, l’eau s’est infiltrée dans les canalisations sous-terrains et également au dessus. Il faut faire preuve d’imagination: échelles, passerelles, barques, charrettes à bras, chevaux, tout est bon pour circuler!

Et surtout, à cette époque, l’énergie est produite par trois sources: le gaz (pour les lampadaires municipaux et la majorité des habitations), l’air comprimé (pour les horloges municipales, les ascenseurs et certaines industries artisanales), l’électricité (pour les privilégiés qui sont abonnés, le métro et une partie de l’éclairage public). De un: les usines, les stations et les câbles fournissant l’électricité sont noyés et celle-ci est coupée même dans des quartiers non inondés. De deux: l’usine qui produit et distribue l’air comprimé à travers 350 km de canalisations est inondée quai de la Gare dans le 13è arrondissement. Le 21 janvier 1910, les 5 800 horloges publiques de la ville se sont toutes arrêtées, figeant le mouvement de leurs aiguilles à 22h53…

Jusqu’au 15 mars 1910, date de la fin de la décrue, le temps s’est arrêté à Paris.

Plus d’infos? Lisez cet article de Développement Durable!

Date { Samedi 9 janvier 2010 }
Inventaire { La ville }
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Ce bâtiment ne vous dit rien? Il se dresse pourtant à un jet de pierre des Champs Elysées, face au Grand Palais. C’est d’ailleurs en allant visiter l’expo sur Renoir que je l’ai remarqué, un peu caché derrière les arbres, avec son fronton immaculé si ce ne sont les lettres dorées de « Panorama ».
Panorama? C’est un édifice rond, pas bien haut, sans ouverture. Que voulait-on dire par là? On ne peut pas voir grand chose de là dedans!

Aujourd’hui, il accueille le très dynamique Théâtre du Rond-Point, et ce depuis 1981. Avant cela? C’était une patinoire, ou plutôt un « palais des glaces » comme on disait alors en 1894 à son ouverture. Ca avait bien marché au début mais pendant les années 60, y avait plus grand monde qui le fréquentait. Aller danser sur la glace, boire un chocolat chaud à côté avec ses amis en écoutant de la musique, tout ça c’était passé de mode. Alors un jour du début des années 80, on l’a évidée et réarrangée pour en faire le théâtre qu’on connaît.

Et avant cela encore? C’était bien un panorama, et ce dès sa construction en 1838 par Hittorf (qui s’occupait de l’aménagement de toute la zone autour des Champs Elysées, réverbères compris). Il a été détruit en 1856, après l’exposition universelle de 1855 pour créer une allée reliant le Palais de l’Industrie au cours la Reine. Il a alors été reconstruit par Davioud en 1860 un peu plus loin, à l’angle de l’avenue d’Antin.
Donc de 1838 à 1894, c’était un panorama excepté lors de l’exposition universelle mentionnée plus tôt: c’était alors une salle d’exposition où étaient présentés les productions des manufactures de Sèvres et des Gobelins ainsi que les joyaux de la couronne de France. Bref, vous vous en doutez, ce lieu n’était pas un panorama dans le sens où on l’entend aujourd’hui.
Mais ça, on en recausera bientôt! Un indice? Rappelez-vous ces paysages à manivelle et puis aussi les Camera Oscura


Date { Dimanche 15 mars 2009 }
Inventaire { La ville + Les anecdotes }
Mots-clés{ + }

Si vous considérez que le tricot est un loisir ennuyeux tout juste intéressant pour les grands-mères, les femmes enceintes et les vieilles filles, je vous préviens : vous allez changer d’avis avec cette édition de l’Observatoire, publiée suite à cet article et diverses conversations.

Avant toute chose, je voudrais signaler que la plupart des liens ici présentés sont (malheureusement) en anglais… Mais il y a des images qui permettent d’avoir une idée de ces choses, ouf !)

treecot

Ainsi, les tricoteurs et tricoteuses voient parfois les choses en grand, et créent des choses impressionnantes. Par exemple : des tricots pour recouvrir entièrement une station-service désaffectée, un drapeau américain géant (à l’aide de deux excavateurs munis d’aiguilles de six mètres environ), mais aussi une écharpe tricotée avec deux fusils (chargés), une jolie cravate pour une statue de quelques dizaines de mètres de haut… Et même un lapin rose de 60 mètres de haut qui se serait crashé depuis l’espace au nord de l’Italie.

La douce pilosité des moutons sert aussi la Science. Grâce à elle, on peut admirer la structure d’un cerveau humain tel que vu par IRM, de poumons, d’un utérus, d’intestins (il y a même un patron si vous voulez vous faire de beaux intestins pour décorer à la maison)… Et même la première molécule d’ADN d’un bébé, un rat, une grenouille, un lapin et une souris blanche, tous disséqués !

Passons maintenant à l’art urbain, le Knit Graffiti. Des fois je me dis qu’en français on pourrait appeler ça le « Streecot » si c’était plus joli à dire/écrire. Une idée de traduction plus élégante ?
Mais revenons au sujet. Dans la ville, qu’y a-t-il ? Des lampadaires, des panneaux indicateurs, des barres (de bus ? ou de métro ?)… quelques fois des ports avec tous ces anneaux. Des statues, presque toujours. Des bancs publics aussi. Et des arbres, bien sûr ! Plein d’arbres dûment « treecotés« !

Et dans cette ville voyagent quelques tricots… Parmi eux, une paire de pattes de poulet qui a d’ailleurs son propre blog. Mais aussi toute l’équipe de Star Wars, une charmante taupe au nez étoilé et quelques Daleks (des robots exterminateurs de la série télé Doctor Who)… Ca en fait du monde !

Mais n’oublions pas que la laine aussi souffre, compatissons avec elle sur son sort. Imaginez, se faire planter une paire d’aiguilles dans le corps, jour après jour !… Mais c’est pour l’Art et la Science, alors…
D’ailleurs, pour finir, voici quelques oeuvres qui intéresseront tout particulièrement le cher et tendre… La production de la très féminine Emmanuelle Esther, ainsi que celle de la très étrange Naida.

Bon, ce n’est pas tout ça, mais moi j’ai un lapin éventré à tricoter pour le Sirtin… Sur ce, je vous laisse !


Date { Jeudi 15 janvier 2009 }
Inventaire { La ville }
Mots-clés{ + + }

Un peu d’esthétique selon Emmanuel Kant, ça vous dit ? On jouera après, promis ! Ce mec, philosophe du XVIIIe siècle, s’est beaucoup intéressé à la question métaphysique, certes, mais il s’est également penché sur le cas du Beau et de l’Art (avec de grandes majuscules siouplé). Vu le thème de ce blog, on va un peu regarder ce qu’est l’Art pour lui. Il a procédé par élimination, pour arriver à la conclusion que l’Art est distinct de la Nature, de la Science et du Métier. Ouch, on a déjà mal à la tête… On va y aller mollo.

Primo: L’Art distinct de la Nature

Ecoutons-le un peu: « L’art est distingué de la nature (…) en droit, on ne devrait appeler art que la production par la liberté, c’est-à-dire par un libre arbitre qui met la raison au fondement de ses actions ». » Mouais. Ca, tout le monde le sait que ce qu’on appelle un objet artistique n’est pas ‘naturel’, car né de l’esprit et des mains d’un monsieur ou d’une madame qui se sent l’âme créatrice. Manu précise que tout ce qui est créé sans réflexion proprement rationnelle n’est pas art. Ce qui exclut les créations animales, naturelles mais aussi des bébés, des jeunes enfants et quelque part, des fous. Peut-être que j’extrapole, mais c’est comme ça que je l’interprète…

Secundo: L’Art distinct de la Science.

Là, c’est un peu plus chaud: « ce que l’on peut (faire), dès qu’on sait seulement ce qui doit être fait, et que l’on connaît suffisamment l’effet recherché, ne s’appelle pas de l’art. Seul ce que l’on ne possède pas l’habileté de faire relève de l’art. » Bon. « Art » en latin voulait dire « travail, métier, technique »: Kantounet fait donc là une distorsion du terme originel. Mais pour lui, l’art n’est plus rattaché à un faire (et ce depuis la Renaissance: les artistes ne sont plus considérés comme des artisans sans originalité propre, mais comme des créateurs à part entière). Ceci veut dire que l’art est détaché d’un savoir bien défini, mais aussi d’attendus. On ne se dit pas « ouais je vais créer ça grâce au nombre d’or et ce sera forcément comme ça! », ce serait de la science et/ou de l’artisanat. Non, on fait appel à des concepts obscurs, à sa fantaisie et à son audace pour créer quelque chose dont on ne sait pas à l’avance tous les éléments.

Tertio enfin: L’Art distinct du Métier

Qu’est-ce que Manu veut dire par ça ? Le métier est considéré « comme un travail, c’est-à-dire comme une activité, qui est en elle-même désagréable (pénible) et qui n’est attirante que par son effet, par exemple le salaire. ». A l’opposé, Kantounet voit l’Art « comme s’il ne pouvait obtenir de la finalité et réussir qu’en tant que jeu, c’est-à-dire comme une activité en elle-même agréable. » Donc, est art tout ce qui n’est pas chiant à faire ; est art tout ce qui relève de la fantaisie, de la folie et des plaisirs de l’artiste (pour faire vite).

Mais comme s’il avait pas assez coupé les cheveux en quatre, notre mec dit: « Il n’est pas inutile de faire souvenir que dans tous les arts libéraux il faut qu’il y ait une certaine contrainte sans lequel l’esprit qui dans l’Art doit être libre et qui seul anime l’oeuvre, n’aurait aucun corps et s’évaporerait complètement » Grosso modo, on peut pas faire nawak et dire que c’est de l’art après. Pour lui, les WC de Duchamp seraient peut-être pas de l’art, comme y a pas vraiment de ‘discipline’, de ‘contrainte’ dans la création. Ces contraintes sont là pas pour faire chier le monde, mais pour empêcher que l’oeuvre ne soit que du pur jeu. Là, moi je suis pas d’accord, et je vais vous le prouver avec quelques données de notre nouvel observatoire du web!

Enfin des joujoux !

Les jeux vidéos font désormais partie de notre culture. Ainsi c’est de l’art (urbain) quand on voit des space invaders nichés sur les murs parisiens, lyonnais, marseillais, los angéliens, etc.

Idem quand les cubes de Tetris s’installent dans les rues de Sydney pour l’expo LiveLanes:

D’autres jeux, plus violents, sont également détournés par les artistes contemporains, tels que ce remake de Counter Strike à la maison, ou cette adaptation du même jeu selon Van Gogh:



Alors, est-ce de l’art ou est-ce du jeu, ce que vous venez de voir ?… A vous de le dire!


Date { Mardi 6 janvier 2009 }
Inventaire { La ville }
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En petite Reine de Glace, du haut de ma tour gelée (c’est la saison, ça tombe bien)
J’observe l’écume déchaînée par les langues, par les passions, par les mains, par les pensées, par les corps, par les sites, par les blogs.
Parfois je n’ai guère de temps pour t’écrire un petit mot, cher journal, et encore moins une réflexion sur le monde dans lequel nous vivons.
Un petit observatoire du web naît donc ce jour pour te nourrir et emplir tes pages de courbes et contrecourbes noircies, parfois teintes de rose.
Bientôt s’y joindra un système de tags pour mieux te permettre d’aller d’une confidence à une autre.

Il n’y a rien de mieux qu’une résolution que l’on commence immédiatement, donc ci après, deux découvertes tombées au bout de mon clic:

A Sexy Lace Fence

lacedfence

Dans la même veine que la Tapeography, mais en plus doux et féminin, voici les clôtures en dentelle de métal, réalisées par le studio de design hollandais Demakersvan et repérées sur TrendsNow.

La forêt qui voyage

« prenez 100 arbres, mettez les dans des caddies et installez le tout dans un environnement urbain » : c’est ainsi que se résume le concept de la forêt qui voyage. Encore plus fort que les arbres dessinateurs, non ? Pour plus de détails, allez sur Neomansland.

Et oui, le titre est volontaire !
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