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Date { Mardi 7 février 2012 }
Inventaire { La photo + Les anecdotes }
Mots-clés{ + + }

D’incidents anodins peuvent parfois naître de grandes idées. Ce fut le cas pour les délicieuses bêtises de Cambrai, pour la tarte tatin et aussi pour le photographe québécois Ulric Collette qui vaquait tranquillement à ses occupations de photographe avant de concevoir ce projet génial. Comme beaucoup d’entre nous, il faisait une série de photos de son fils dans le style « un portrait par jour ». Or donc, vers 2008, il vaquait tranquillement à ses occupations, manipulant lesdites photos, essayant de voir à quoi ressemblerait son fiston plus âgé. Hop, une photo de lui-même ; hop, on colle les deux photos ensemble, joignant les deux bouches, les deux nez, les deux fronts…

PERE/FILS – Ulric, 32 ans et Nathan, 6 ans

…Et voilà, le projet des Portraits génétiques était né ! Car le résultat de l’association des deux visages était percutante tout en montrant à quel point les uns et les autres se ressemblent. Peu importe l’âge, peu importe le genre, peu importe le degré de parenté : tout le monde est mélangé, rassemblé, réuni avec une autre moitié ! C’est parfois étrange et drôle comme quand il associe son visage à celui de sa cousine Justine (ci dessous). Mais la plupart du temps, ces visages doubles paraissent tout à fait normaux (en passant outre les demi-barbes !) et il faut s’y reprendre à deux fois avant de réaliser que ces visages ne sont pas réels…

COUSINS – Ulric, 29 ans et Justine, 29 ans

Vous voulez jeter un oeil à toute la série ? C’est par là, chez Ulric Collette !


Date { Samedi 7 janvier 2012 }
Inventaire { La photo }
Mots-clés{ + }

Aujourd’hui est un grand jour pour la photographie : son anniversaire « officiel » ! Eh oui, c’était le 7 janvier 1839 que le daguerréotype, ancêtre de la photographie, fut présenté au monde…

Arago annonce la découverte de Daguerre, dans la séance publique de l’Académie des sciences. Illustration de Yan d’Argent, datant du 19 août 1839

En effet, l’un des inventeurs de la photographie, Louis Daguerre, s’était mis en contact avec divers savants reconnus, dont François Arago. Ce dernier était un homme politique et un scientifique célèbre de son époque, allant jusqu’à intégrer l’Académie des Sciences à l’âge de vingt-trois ans. Il avait fait des recherches assez approfondies sur l’optique et l’astronomie, et avait tenté d’inventer un procédé de photographie, sans grand succès. C’est pourquoi il fut vivement intéressé lorsque Louis Daguerre lui fit la démonstration du Daguerréotype, jusqu’à annoncer officiellement cette invention par une communication à l’Académie des sciences le 7 janvier 1839.

« Tout le monde, dit M. Arago, connaît l’appareil d’optique appelé chambre obscure ou chambre noire […] tout le monde après avoir admiré ces images, s’est abandonné au regret qu’elles ne pussent pas être conservées.

Ce regret sera désormais sans objet : M. Daguerre a découvert des écrans particuliers sur lesquels l’image optique laisse une empreinte parfaite ; des écrans où tout ce que l’image renfermait se trouve reproduit jusque dans les plus minutieux détails, avec une exactitude, avec une finesse incroyable. En vérité, il n’y aurait pas d’exagération à dire que l’inventeur a découvert les moyens de fixer les images, si sa méthode conservait les couleurs […].

Extraits du compte-rendu réalisé par François Arago, le 7 janvier 1839

Plus tard, Arago fit en sorte qu’une loi soit votée pour acquérir le nouveau procédé de photographie contre une pension annuelle de 6 000 francs à Daguerre et de 4 000 francs au fils de Nicéphore Niépce, créateur originel de la photographie. Le 19 août 1839, les détails techniques sont présentés devant les Académies des sciences et des Beaux-Arts, et la photographie devint un outil public que tous s’arrachèrent si on en croit certains témoignages de l’époque…

Une heure après, toutes les boutiques étaient prises d’assaut. Mais il n’a pas été possible de rassembler assez d’instruments pour satisfaire la marée des daguerréotypeurs en herbe. Quelques jours plus tard, on pouvait voir sur toutes les places de Paris, face aux églises et aux palais, des chambres noires montées sur leur trépied. Tous les physiciens, chimistes et intellectuels de la capitale polissaient des plaques argentées. Même les épiciers prospères n’ont pas pu se refuser le plaisir de sacrifier un peu de leurs ressources sur l’autel du progrès, en les laissant se volatiliser avec de l’iode et fondre dans les vapeurs de mercure.

Un témoin cité par Helmut Gernsheim dans son Histoire de la Photographie

Date { Jeudi 4 mars 2010 }
Inventaire { La photo + La ville }
Mots-clés{ + }

Marre qu’on élève aux nues les monuments historiques? Marre qu’on vous parle de la respectabilité des siècles? Marre qu’on vous dise qu’avant on faisait de beaux bâtiments? (même si tout ça est un peu vrai)

Alors peut-être que vous apprécierez Robert Smithson, dont j’avais déjà un peu parlé à propos de sa très déjantée Spiral Jetty… On le connaît plus pour ses oeuvres de Land Art monumentales (car très très grandes), mais c’était aussi un photographe et un théoricien de l’art assez sympa qui te sort pas trop de phrases grandiloquentes et absconses comme certains savent si bien le faire. Mais voilà « que ceux qui s’écoutent ne s’attendent pas à être écoutés »1 ; les autres pourront s’y attendre par contre. Je pense que ce mec rentre justement dans le second lot. (ça tombe bien, hein?)

Lui, il s’amuse à voir les édifices industriels super-moches comme des « monuments », de parfaites allégories du monde moderne. Et ça donne de jolies choses comme cette série de photos, le « Tour des monuments de Passaic », qui documente les édifices de sa ville natale. Ca va du tuyau d’écoulement des égouts à un bac à sable en passant par une drague à succion. Il ne les voit pas comme beaux, loin s’en faut (il n’est pas hypocrite, ni myope), mais comme des « ruines à l’envers ».
Je le laisse vous en dire quelques mots:

Ce panorama zéro paraissait contenir des ruines à l’envers, c’est-à-dire toutes les constructions qui finiraient par y être édifiées. C’est le contraire de la « ruine romantique », parce que les édifices ne tombent pas en ruine après qu’ils aient été construits, mais qu’ils s’élèvent en ruines avant même de l’être.
[...]
Comparé à New York qui donne une impression de grande densité, Passaic paraît plein de « trous » ; en un sens, ces trous sont les lacunes monumentales qui évoquent, sans le vouloir, les traces d’un ensemble de futurs à l’abandon.

Pour ce « Tour des monuments de Passaic », il s’est baladé dans cette ville de banlieue en chantier le samedi 30 septembre 1967, en plein été indien, avec son Instamatic. Il a photographié de ci de là ce qui l’interpellait, mais a aussi raconté en détail cette journée dans un article pour Artforum, un des plus importants journaux d’art américains. Tout y est indiqué: l’adresse des édifices, les panneaux publicitaires, le mode d’emploi de sa pellicule photo, ses réflexions parfois tordues mais toujours poétiques, etc.

Un voyage photographique un peu à la Pérec, quoi… Et c’est pourquoi je ne résiste pas à l’envie de vous donner une autre citation, plus longue, de cet article!

Après cela, je retournai à Passaic, à moins que ce ne fut l’au-delà : d’après ce que j’en connaissais, cette banlieue sans imagination aurait bien pu être une éternité sans grâce, une médiocre copie de la Cité des Immortels. Mais qui suis-je donc pour nourrir de pareilles pensées?
Je marchai à travers un parc à voitures recouvrant l’ancienne voie ferrée qui traversait autrefois le centre de Passaic. Ce parking monumental divisait la ville en deux, comme un miroir et son reflet, le miroir ne cessant d’échanger sa place avec le reflet. On ne savait jamais de quel côté du miroir on pouvait bien être.
Il n’y avait rien d’intéressant, ni même de curieux, et pourtant ce momunent plat renvoyait à une espèce de cliché d’infini. Peut-être que les « secrets de l’univers » sont tout aussi prosaïques, pour ne pas dire lugubres.
Tout cet endroit baignait dans une atmosphère insipide, pleine de carrosseries brillantes: elles succédaient les unes aux autres dans cette nébulosité ensoleillée. Indifférents, les arrières de toutes les voitures renvoyaient les rayons d’un soleil d’après-midi fatigué. Je pris mollement quelques clichés entropiques de ce monument lustré.
Si le futur est « désuet » et « démodé », alors j’avais fait une incursion dans le futur. Je m’étais trouvé sur une planète où était tracée la carte de Passaic, une carte imparfaite, à dire vrai. une carte sidérale marquée de « lignes » de la largeur des rues, et de « carrés » et de « blocs » de la dimension des bâtiments. A tous moments, le sol en carton-pâte aurait pu s’ouvrir sous mes pieds.

Ces « ruines à l’envers » ont été revisitées des années plus tard, en 1991, par un autre artiste, Mitchell Rasor. Et c’est assez marrant de voir ce qui est resté ou non. Par exemple, la rivière de Passaic a été détournée, mais la drague qu’avait photographiée Robert Smithson est toujours là, dans les herbes, sans fonction. Si vous êtes anglophones, le document PDF racontant cette promenade dans les pas d’un autre est par là. (mais si vous êtes très gentils, je pourrais vous en traduire quelques passages)

  1. p’tite phrase citée dans les lettres de Virginia Woolf dont je vous causais l’autre jour []

Date { Dimanche 12 octobre 2008 }
Inventaire { La photo }
}

- Toc toc toc ! Toc toc toc !
- Qui est là ?
- C’est moi !
- Ah ben, pas trop tôt ! On ne t’attendait plus…
- Oui, oui, mais quand je dis « à bientôt », ça ne veut pas forcément dire « à demain », ou « à dans une heure » ! Vous devriez me connaître à force ! Bref… Aujourd’hui, on va laisser entrer le jour ! La chambre noire vous paraissait bien trop sombre ? Il faisait trop noir pour prendre vos notes ? Vous souffriez de claustrophobie ? Vous désapprouviez son penchant légèrement voyeuriste ? Rassurez-vous, la clarté sera le maître mot du jour, avec l’étude de la chambre claire.

Ingres lui-même aurait utilisé une camera lucida pour certaines de ses oeuvres…
Source de l’image ? Par là !
Pour voir l’image en plus grand, cliquez dessus.

Pour faire simple, une chambre claire, ou camera lucida, est un outil optique utilisé comme aide au dessin par les artistes. Attention : les dits artistes ne sont pas forcément des nuls en dessin, loin s’en faut ! C’est juste qu’ils recherchent l’exactitude dans leur représentation, et que la camera lucida leur donne des repères. Notre chambrette toute lumineuse fut, officiellement, inventée par un physicien anglais, William Henry Wollaston, vers 1804. Officieusement ?… On ne sait pas trop : certains attribuent la véritable découverte à Robert Hooke dans les années 1650 (la preuve est par là, mais en anglais), d’autres évoquent une description faite par Johannes Kepler dans sont ouvrage sur l’optique, Dioptrice, publié en 1611. Donc, qui est l’inventeur ? Mystère !

Bref, comment ça marche ce truc ? C’est assez simple quand on y pense : juste un jeu de miroirs ou un prisme posés sur un pied réglable et placés de façon à effectuer une superposition optique du sujet à dessiner et de la surface où doit être reporté le dessin. Notre âââârtiste voit donc la scène-modèle sur sa feuille, un peu comme une double exposition, si vous voyez ce que je veux dire… Il est tout content du coup, il va utiliser cette superposition pour tracer ses grandes lignes et/ou ses points-clés du sujet qui l’intéresse. En plus de ça, la perspective est reproduite farpaitement, sans construction aucune.

< < Mais euh, c'est pas de l'art ça, c'est juste du décalcage ! >>, direz vous avec indignation. Pourtant, comme je l’ai déjà légèrement évoqué plus haut, des artistes de renom se sont servis de la camera lucida ou, quand elle n’existait pas, de la camera obscura… Par exemple, Ingres ou Vermeer. Lorsque l’artiste contemporain anglais David Hockney présenta cette thèse dans son livre Savoirs Secrets : Techniques Perdues Des Anciens Maitres, il a engendré un beau tollé… Il démontrait entre autres qu’une importante partie des grands peintres du passé, comme Ingres, Van Eyck et Le Caravage, ne faisaient par leur dessin à main libre mais en utilisant des dispositifs optiques comme les chambres claires, chambres noires ou projections d’images par miroirs concaves. Ses travaux ont été critiqués ardemment, mais quand on regarde certaines oeuvres ou études, comme celles du Carrache (peintre italien du 16e siècle), on ne sait trop qu’en penser…

Mais rassurez-vous, votre conception de l’art n’est point bouleversée : la chambre claire ne permet pas un vulgaire décalcage. C’est toujours la main de l’artiste qui dessine. En outre, le dessinateur doit toujours faire le choix des traits à mettre en valeur, des couleurs à utiliser, du relief à donner, etc. Le style individuel ne disparaît pas !

Toujours est-il que ces outils, la chambre claire et son pendant, la chambre noire portative, eurent du succès auprès du grand public. Vous pouvez ainsi voir une camera obscura pour le dessin, construite en France au milieu du 19e siècle, chez les collectionneurs fous dont j’avais parlé dans la bulle précédente. Les petits détails sont bien sympas : la notice, l’espèce de gomme, le crayon avec un bout en ivoire, etc… Et ce, encore aujourd’hui, après l’ouvrage controversé de David Hockney : une entreprise vend des modèles clés en main modernisés tant pour les gauchers que pour les droitiers. Ca vous tente, mais vous voulez vous la bricoler vous même ? Suivez ces conseils (en anglais, snirfl) et montrez-moi ce que vous avez fait avec !


Date { Samedi 4 octobre 2008 }
Inventaire { La photo }
}

Ca vous paraît un peu obscur, ce nom ? Pas étonnant, ça vient du latin, une langue obscure (aujourd’hui du moins, malheureusement), et ça veut dire chambre obsc… noire. Bah oui, je vous parle de photographie de temps en temps (juste 4 misérables bulles pour le moment) alors il me paraît normal de vous parler un peu de son ancêtre…

Non, la chambre noire, ce n’est pas seulement cette pièce dans laquelle on développe les photos argentiques. (oui, il y en a qui développent encore leurs photos) (oui, il y en a qui n’ont pas d’ordi) (oui, ça veut dire qu’ils passent pas ici, c’est dur la vie, je sais) (vous avez fini de me couper, oui ?)

Chambre noire dans une foire allemande en 1896.
La photo vient du site de deux collectionneurs fous !

Une chambre noire, avant d’être la pièce destinée au développement des photographies, c’est un instrument optique objectif qui permet d’obtenir une projection de la lumière sur une surface plane, c’est-à-dire d’obtenir une vue en deux dimensions très proche de la vision humaine. Dans sa forme la plus simple, la chambre noire est une boîte étanche à la lumière, percée d’un petit trou à travers lequel pénètre la lumière du jour. Si l’on oriente ce trou vers un objet donné, l’image de cet objet se projette à l’intérieur de la boîte, où elle apparaît clairement, mais renversée, sur la paroi opposée au trou. Pas bien compliqué…

Ce système est connu depuis longtemps, même très longtemps. En effet, la première mention écrite des principes du sténopé (c’est l’ancêtre de la chambre noire ; j’en parlerai dans une autre bulle, ah ah soyez patients, c’est qu’il y a de quoi dire) date des années 400 avant notre ère. C’est à un philosophe chinois, Mo Zi, que revient l’honneur de la découverte. Quelques dizaines d’années plus tard, Aristote himself étudia le fonctionnement optique du sténopé.

Mais la première camera obscura ne fut construite qu’au Xe siècle par un scientifique arabe nommé Abu Ali Al-Hasan Ibn al-Haitham, mais plus connu dans nos régions sous le nom de Alhacen ou Alhazen. Ce brave type est aujourd’hui connu comme un des pères de la physique quantitative et de l’optique physiologique, même si très peu de ses ouvrages sont parvenus jusqu’à nous. Parmi ces livres, le remarquable Kitâb fi’l Manazîr (Traité d’optique), dans lequel il prouve scientifiquement que la lumière entre dans l’oeil et non l’inverse. Dans la foulée, il s’intéressa aux lentilles grossissantes, réfléchissantes, etc. C’est au cours de ses recherches pour ce livre qu’il inventa la chambre noire justement.

Petit à petit, ces chambrettes bien sombres se font connaître. D’abord avec effroi, ensuite avec curiosité. Ce premier transport de peur est assez similaire à celui qu’eurent les personnes qui virent pour la première fois le train filmé par les frères Lumière : oisifs et détendus dans une pièce richement décorée, les spectateurs s’enfuirent en courant lorsqu’ils virent pour la première fois des silhouettes (à l’envers) bougeant sur un des murs. Ces silhouettes étaient celles d’acteurs jouant dans une pièce mitoyenne… Bref, ce n’est vraiment qu’au XVe siècle qu’on les mentionnera régulièrement, notamment comme outils d’aide au dessin. Le bon vieux Léo de Vinci, ce pote à François Ier, les mentionna ; il est possible que Vermeer s’en soit servi pour ses tableaux ; idem pour Canaletto et Alberti, deux grands artistes italiens connus pour leurs peintures de paysages et de canaux. Mais c’est un sujet bien large qui, lui aussi, fera l’objet d’une autre bulle. (hé hé hé, vous n’en avez pas fini avec la photo et son histoire ici !)

Plus elles étaient connues, plus on s’y intéressa, plus on les améliora. Vers 1550, on ajouta une lentille pour rendre les images plus nettes, puis un diaphragme, et enfin un petit miroir penché à 45° (l’ancêtre du reflex actuel). Parfois on intégrait à l’ensemble un système de miroirs permettant d’obtenir des dessins réduits de panoramas. Pourtant, malgré de multiples tentatives, il a fallu attendre le 19ème siècle pour obtenir une image permanente. Dès lors, les chambres noires furent une attraction remarquable. Bien sûr, les premiers modèles, jusqu’au 18e siècle, étaient assez… encombrants : c’était soit une pièce close, soit une tente. Ensuite, les camera obscura, comme on les appelait encore alors, devinrent portables. Ces dernières furent utilisées abondamment par les artistes, amateurs comme professionnels, au cours de leurs voyages. C’est à partir de ces « machines » que furent conçus les premiers appareils photos.

Certaines chambres noires furent même construites comme attractions touristiques. Celles-ci prenaient la forme d’une grande pièce sombre dans laquelle un panorama « vivant » du monde extérieur était projeté sur une surface horizontale (souvent une table ronde) à travers une lentille rotative placée sur le toit de l’édifice. C’est ce que vous avez pu voir dans l’image au début de la bubulle. « Mais, dedans, c’était comment ? », vous demandez-vous… Eh bien, regardez ci-dessous !

Chez les deux collectionneurs fous mentionnés plus tôt,
un dessin issu du magazine américain Puck, dans son édition du 30 août 1890…

Et à bientôt pour une bulle sur la chambre… claire !

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